Partager l'article ! Traversée de Belledonne, un éternel recommencement??: Mars 2004, traversée de Belledonne avec Gwen, après 14h d’effort ...

Finir sa thèse, éviter les avalanches et se marier avec Doroth...ou pas.
Mars 2004, traversée de Belledonne avec Gwen, après 14h d’effort et une dernière montée à bout de force, on arrive en vrac au Rivier d’Allemont, on rentre le soir même à Grenoble, c’est le BUT !
Mars 2005, traversée de Belledonne avec Gwen, Guigui, Gamin, Raph, Xavier et Guillaume, après 10h d’effort et une dernière descente calamiteuse, on arrive sous la pluie à Prabert, on rentre le soir même à Grenoble, c’est le BUT !
Mars 2006, une rumeur parcours la vallée, NON au CPE, OUI à la traversée de Belledonne mais comment et surtout jusqu’où cette fois ???
Guigui répond présent, Cécile et Clément en seront également. Changement de méthode, on chausse pas avant 10h du mat et c’est parti sous une tempête de ciel bleu et pas un pète de vent, une météo antibut à souhait. Chamrousse-Refuge de
Les lacs des Domenon sont égaux à eux même, c’est beau et sans surprise jusqu’au Col de Freydane. C’est un peu le no man’s land Belledonne en semaine, enfin une descente s’annonce, de la poudre s’il vous plait. Ambiance montagne sous le Gd Pic qui fait le beau dans notre dos, certain taille des courbes alors que d’autre peaufine leur godille old school complètement assumée.
Le soleil devient moins mordant et sans pression nous remontons sur l’épaule ouest du Rocher de l’Homme, doucement on s’imprègne du rythme, ça y est les amarres sont larguées, le voyage a commencé. On embrasse la descente dans ce couloir gavé de poudre qui vole, quel plaisir, tout le monde se lâche, boîtage général. Allez on en rajoute un peu, c’est tellement bon ! La lumière douce du couchant nous invite à une pause prolongée. On sort le réchaud pour faire de l’eau pour une petite soupe, fait soif. Orange, rouge et hop le soleil s’en va, tain tain le Flamby en profite pour se rappeler à nos bon souvenirs, le réchaud se jette dans la neige en même temps que la popote se jette sur le genoux de Groju y déversant le tiède liquide tant espéré.
Le Flamby rode
Un peu de nervosité donc dans le début de la remontée au col de
A noter, un vrai scandale : Cécile a apporté des lingettes fraîcheurs, passe encore mais elle a réussie à mettre tout le monde de son côté sauf ce vieux dégeu de Ju. Et vas y le Guigui qui s’essuie le visage pour se sentir plus à l’aise en faisant des bruit du genre " aaahhh je me sens frais ", tu parles…
Je rajouterai enfin une énorme blague suivi d’un énorme blanc, suivi d’un énorme rire général alors que maman avait dit "faut dormir maintenant, je veux plus vous entendre" à propos du gaz avec lequel Guigui se propose de dormir, oooohhhh.
Vendredi matin, tout est calme, le Guigui qui s’habitue au confort du Gamin duvet n’en sortira pas et c’est le Groju qui se fanne le remplissage des gourdes, un peu plus d’une heure à faire joujou avec le rechaud et la neige à quelques dizaine de centimètres du duvet dans un état comateux et ben non, le flamby aussi est resté couché ce matin. Thomas qui est parti à point d’heure de Grenoble nous trouve pas vraiment prêt, pas de stress l’ami, la journée n’est pas finie. Le petit dej avalé, il faut aller voir le soleil et le ciel bleu. On dépasse enfin la ligne de but Prabert-Riviers d’Allemond et en avant pour le col de l’Aigleton (piupiu). Le Thomas apporte un peu de fraîcheur et pas mal de bouffe à la fine équipe. Au col, on quitte cette combe ravagée de traces pour retrouver la solitude de notre traversée.
Tout ça, rien que pour nous, gouinfrage
Face à une plaque déjà descendue, on fait un ptit détour, direction le col de la Vache (meuuuhhh). La remontée est sans concession, du soleil, du soleil et aussi du soleil. La discussion va bon train au col, ça discute boucherie et gigot d’agneau. Aucune trace, ça passe de partout, le plaisir est à la hauteur de l’indice UV de la crème solaire pour bébé que se trimballe le Ju, maximum ! Banzaiii la courbasse ou pas. Et on retrouve une des principales activités de ces jours ci, manger ! Le comté « maison » allume et les rillettes régales, pique nique en bord de lac (gelé). Pour nous dessoifer, le Ju se casse les bras avec sa pelle sur cette glace monstre dure ; heureusement le réchaud est fidèle. En même temps que la digestion, on commence la remontée vers le Rocher Blanc, qui sonne comme une promesse de poudreuse.
Col de l'amiante et les derniers mètres sous le Rocher Blanc
Thomas qui va passer la barre des 2000m de dénivelé dans sa journée commence à taper dans les réserves. On a tout le temps d’admirer le Toit et la Pyramide, la lumière se couche un peu mais pas la pente qui nous pose au col de l’Amiante, encore de la magie autour de cette fin de journée. On bricole un peu les skis sur le dos puis les skis aux pieds puis les skis sur le dos puis Boummm le plus haut sommet skiable de Belledonne et Boummm le ciel en feu qui nous régale les mirettes.
C’est très fort, on est là, ya rien à dire, c’est juste énorme. Un kilomètre de poudre en bonus pour une descente X-large et voilà le joli refuge de Combe Madame. Cette fois ya du bois mais le petit poil n’aura pas le temps de tenir ses promesses. Apéro, soupe, patte en sauce, encore un ptit cassage de bide des familles avec au final quelques madeleines made in grand-mère, oucha.
Samedi, les nuages sont bien là au reveil, ce qui évite la caillante du matin ou presque vu que Clément a oublié de sortir ses chaussons de ses pompes et que Guigui " par respect pour le Gamin duvet" n’a pas dormi avec ses chaussettes, tout à l’opposé de Thomas qui se trimballe avec des chaussons en duvet, le salaud. Cette fois, c’est Clément qui est de corvée d’eau, la nuit et le kilo de patte a fait du bien à tout le monde, on est d’attaque pour les 1000m à taper en sortant du refuge.
Clément s’envole, les chamois rigolent et Cécile pas trop du matin monte au train. Les skieurs du week end nous innondent mais la descente du Col d’Arguille encore vierge est que pour nous.
Le temps ne se gate pas trop et c’est en douceur que l’on remonte les lacs un à un de ce vallon de la Valloire. Pique nique sous la neige, vas y qu’on s’éclate encore le bide, décidément ça aura été une traversée gastronomique, peut être est ce le secret ?
Intercalé, je rentre dans ma bulle pour les derniers cent mètres, à la fois excité et un peu triste de finir ce projet de longue date. Mais au col tout ça disparaît et c’est dans la joie qu’on s’anime à se préparer pour la dernière descente. Les nuages qui grattent les reliefs rendent encore une belle ambiance montagne quand enfin on décide de prendre le chemin de la vallée. La poudreuse est confortable, tout ça s’enchaine assez vite, les vernes, la forêt super skiante en style boarder cross puis poum poum deux trois bosses dans la clairière, le plaisir jusqu’au bout, jusqu’au bout de notre Traversée de Belledonne.
Ca valide, énorme!
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On a encore fait FLAMBY... pourtant on avait la carte!
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