Grojean is back, back to the Alp.

Publié le par Dujardin

 

Tremblez maigres bras, ça va faire mal! Le Grojean débarque à la bourre avec son sourire bright et sa nouvelle Clio. L'animal s'est bien fait les bras tout l'hiver et c'est gavé de matos qu'il propose les projets les plus fous, seuls les orages le ramèneront à la raison ou presque! 

 

 

 

 

Ahh Ailefroide, son camping et sa Fissure, une voie historique bien sûr, Lionel Terray y a trainé ses grosses de son temps. Un ptit goût de vacance avec toutes ces caravanes à doubler dans le Lautaret et tout ces britano, autro hongrois qui ont investi le camping. Sachez que le Grojean a changé, maintenant qu'il touche un max de tune pour regarder les trains passer, il a acheté le topo, si si. Faut pas déconner non plus, alors c'est sans le dit topo et en tongues que l'on part chercher la trés courue Fissure d'Ailefroide. On repère bien une voie où s'entasse un bonne dizaine de cordée, le Grojean est content, "on va tous les doubler" m'annonce t il en rigolant d'avance. Mais après renseignement c'est pas là la Fissure, c'est plus à droite, hop hop, on y va et ya quand même une cordée qui est en train d'attaquer le morceau. Ni une ni deux, le Grojean courre dans la première longueur qu'il double ainsi que la sympatique cordée marseillaise dès lors mystifié. "Alors tu l'a trouvée comment?" "Ouais bof" "Attends elle était quand même mignone" "Ouais bof, pas trop". Bim bam boum, la fissure est grimpée.

La fissure d'Ailefroide dans un style complètement post moderne, sur les pas de Terray on pourrait dire

"Bon, comment on redescend?" " Ch'ai pas!" "Tiens ya du bruit là bas" "Bonjour vous savez comment, on redescend?" " Tout le monde est parti par là mais nous on préfère les rappels, parait qu'il y a un passage craignos, vous voulez venir avec nous?". Feu le chemin et en effet, GJean a un peu regretté  les tongues dans le passage, humido-glissant au dessus du vide ordure. Quand on arrive en bas, les gonz sont encore dans le second rappel, allez courage plus que 3 :+)

 

On est pas venu là pour faire du camping, alors, en route pour la joie et le refuge du Sélé, oh ben tient y pleut, ben oui les orages quoi. Malgrès de nombreuses tentatives de refourguage de matos, le GJean devra porter à peu près le même poids que le Groju, c'est l'expérience qui parle. Bien sûr dans les sacs, il y a mort de bouffe et deux casseroles (une pour le sucré, une pour le salé, quel scandale ce nicois)mais aussi des gros friends comme dans les vidéos.

Allez Georges, faut pas tomber, solo!!

 Tu crois que t'y est au refuge qu'il te reste encore 1/2 h a porté ce Grosac. Gardien sympa, un max de gens vont à Ailefroide et seulement une autre cordée pour Sialouze et encore... 4h du mat, un gros boulet s'agite à faire son sac devant mes pied au lieu de le faire comme tout le monde en bas. Mais quel boulet celui là, il nous en veut ou quoi, vas y qu'il revient rechercher son sac et poser sa brosse à dent. Ah enfin tout le monde est partie et c'est le sommeil profond jusqu'au réveil. Le ptit dèj est contemplatif et l'approche presque aussi.

Fini la rigolade, où est l'attaque de cette voie Livanos ouverte il y a 47 ans et un jour? On visualise à mort et c'est parti, on lâche enfin le sac du GJean dans lequelle la boite de macreaux s'était ouverte la veille et qui me donnait l'impression quand je marchais derrière lui d'être sur le Vieux Port, sans dec!

Traversée gazeuse et adhérente.

Deuxième longueur, c'est expo pour de vrai, GJean assure grave chaque pas, "relais " et enfin la tension se relâche. Avec le sac dans le dos je dois m'arracher pour passer ce premier coup de cul prometteur, l'aventure is on the place.

Ah, faut tirer sur les bras, GJean et content.

Longueurs majeurs s'enchainent, ça grimpe pour de vrai et les Friends sont vraiment beaucoup nos amis today. Avancer en tête sur ce granit fait vraiment plaisir. Le crux est là, Grojean se lance dans ces longueurs tout en ecaille et renfougne à l'ancienne, c'est encore meilleur comme les recettes La Laitière.

V+ Livanos, ça y envoi du bois.

Ouais parlons en de la renfougne de la Livanos, c'est pas de l'escalade, c'est de la baston, je lâche rien, ruiné j'essaye encore d'avancer et pourtant je suis en second, GJean n'est pas avare en conseil et pourtant c'est vraiment la lutte. Finalement je me décoince pour sortir par la gauche et je suis content d'arriver au relais tout fracasse. On se partage la fin toujours sur ce beau caillou et SUMMIT, Y BAM.

 

Fauve qui peut dans le granit et les rappels avant que l'orage qui gronde au loin ne nous punisse. La pluie nous chope au dernier rappel alors qu'on doit faire joujou les chaussons dans la neige pour retrouver les grosses et le sac qui sent un peu moins le macreau grâce à la pluie. Pas le temps de se reposer, quelques malins éclairs nous pousse vers le bas et le refuge nous rejoint bien content de cette pure journée.

 

Une belle part de tarte aux myrtilles finit de nous achever, la nuit sera belle et le ptit déj quiet the cat respirera le ptit bonheur au soleil.

Be style and enjoy the pure life.

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Publié dans flambyteam

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