Sieste au Vallot et gavage au Goûter
Tout commençe à Chamrousse où le Grojean découvre les joies du flying power un lundi soir finalement pas comme les autres. Trés fragile , le garçon du encaissé coup sur coup une montée en voiture suivi d'un vol (un plouf dirat on dans les milieux autorisés), un petit 360 serré et le Grojean fait moins le malin que sur du caillou.

déco...vol...attéro, banco!
Puis la semaine passe et enfin le week end arrive, pas motivé pour faire de l'escalade avec les mains et avec les pieds, le Grojean veut voler (attention ne pas confondre avec "passer chez décathlon", on parle bien de voler en parapente).
Anticyclone tout le week end, chaleur et pas de vent, chouette chouette chouette, décision est prise jeudi soir de partir dans le mont Blanc pour taper un sommet et redescendre en biplace; comme on connaît pas trop le massif, ben on décide de tenter le Mont Blanc, pas con!
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Grojean aime bien les animaux de la montagne
On chope le dernier train (14h40 à St Gervais) après avoir traversé les gorges de l'Arly en mode Gran tourismo.
On arrive donc au refuge de Tête Rousse (3150m) en fin d'après midi, on englouti le repas et de la bouche d'Arianne 4, avec que l'on a rejoint juste avant le refuge et avec qui on partage le répas, on apprends que c'est sûrement le dimanche que le Vol 4807 (une compétition de paralpinisme qui décolle du Mt Blanc) va avoir lieu (finalement non, mais bon). On se chope le couché de soleil et hop au lit. Les heures passent mais le sommeil ne vient pas et ca y'est il est 1h du mat, on a le droit d'aller prendre le ptit dèj. Malgré tout les médicos qu'Ariane 4 à filé à Grojean, il fait grise mine, il a passé une salle nuit (à la limite de la bankrout, comme à la Roue de la Fortune).1/2 plus tard, on quitte le refuge pour choper la bonne trace (d'ailleurs on devrait plutôt parle de GR) qui monte au refuge du Goûter (3800m).

On aime bien faire de la via ferrata à 2h du mat.
Malgrés la nuit sans lune, on arrive pas à se paumer et c'est un peu avant
4h du mat qu'on déboule au refuge. 2h devant nous une procession de
frontale jalonne l'arête des Bosses, c'est la petite centaines d'alpinistes
qui parti du refuge du Goûter vers 2h arrive à quelques encablures du
sommet. Au refuge du Goûter, on rencontre Bimbo Brimko un autre parapentiste qui voudrait décoller du sommet du Mt Blanc, il se joint à nous pour le reste de
l'ascension. Dans l'aube glaciale, on finit de gravir le dôme du goûter
(4300m) pour finalement échouer dans le refuge vallot (c'est bien roots à
l'intérieur!). On se pose un peu pour se réchauffer et on profite des
cordées qui redescende du sommet pour connaître les conditions la haut:
eux "ca caille, ya du vent d'ouest et on a même pas pu voir le soleil se lever à cause des nuages";
nous"ah bon, mais vous diriez combien de vent";
eux "ben bien 40/50 km/h";
nous "ah ouais quand même :+(("

On aime bien faire la sieste au milieu des poubelles et des pollacks qui font de la friture à 8h du mat
Notre amis Bimbo briko sort régulièrement pour vomir et nous c'est pas la grande forme. On somnole une heure au milieu des détritus du refuge Vallot et puis le soleil aidant, on se décide à bouger.
La situation est simple, 500m plus haut des nuages coiffent le sommet dans un 
bon vent que c'est sûr que ca décolle pas. Je préfère qu'on garde nos
forces pour décoller proprement de plus bas si c'est possible et oui on peu
le dire, c'est le but (c'est pas le permier, mais bon, c'ets pas une raison).
3/4h plus tard on est au sommet du Dôme du Goûter mais celui ci baigne dans
les nuages, le vent est acceptable et la large pente de neige offre une marge confortable. De temps en temps les nuages se déchirent et on aperçoit
la vallée 3500m plus bas. Pas d'hésitation, on sors la voile et je la
prépare dans le vent alors que Jean arrive à faire un seul sac avec tout le reste.
Les nuages danse devant nous et il faut attendre le créneau. 9h15, sentant un léger mieux, je presse Jean de venir s'accrocher alors que Bimbo briko (le garçon est quand même couillu car c'est sont premier vol montagne avec un 1an et demi de parapente derrière lui) galère avec une énorme clé dans sa voile. Les nuages se déchirent, j'attrape les avants, une légère pression et la voile qui monte comme un boulet au dessus de nos têtes. La voile est calée à la verticale et sans efforts on quitte la neige et là tout devient magique et facile.
On survole toutes les cordées qui entament la longue descente vers la vallée, on repasse au dessus du refuge du goûter puis celui de Tête Rousse quitté 8h plus tôt, après le gaz se creuse et c'est 2kms au dessus du relief que l'on fait les marioles, photos sessions...
10h, on pose dans l'herbe verte et dans la lumière lumineuse. Sans déconner, le parapente, mais c'est grave ce truc!!
ArianeIV: Modèle à la fiabilité légendaire en service depuis plus de 20 ans et qui n'a plus rien à prouver.
Malgré tout le lanceur n'est plus en mesure de mettre en orbite la dernière génération de gros satellite (du style Groju ou Grojean). Pour plus de renseignements:
http://www.educnet.education.fr/orbito/lanc/archi/archi10.htm
C'est une personne très agréable que nous avons rencontré au refuge de tête Rousse et nous avons dîné avec elle.
Elle a immédiatement jeté son dévolue sur Grojean. Ce dernier a passé une nuit très agité et a même du sortir prendre l'air au milieu de la nuit… Comme nous, ArianeIV projetait de décoller du sommet du mont Blanc, mais plutôt en fin de journée au coucher du soleil. Nul ne sait si elle a réussi.
Bimbo briko: Solide gaillard bien bronzé (même gromain aurai l'air palot à coté). C'est le style de gars qui les tombes toutes… Il tire son nom d'une splendide combinaison intégrale de ski alpinisme jaune canaris de la marque Briko. Bref le total look! Pour plus de renseignements:
http://www.briko.com/jspbriko/tlook.jsp?look_id=13&activeWorld=2&activeDiscipline=14
Cela fait plusieurs fois qu'il vient au Mt Blanc mais c'est son premier vol en haute montagne; Nous le rencontrons au refuge du Goûter où il fait lui aussi une petite pause. L'animal est vraiment bien affûté et marche trois fois plus vite que nous. On réussie à le suivre jusqu'au refuge Vallot. Comme nous il opte pour un décollage depuis le dome du Gouter. Nous le quittons au moment de décoller: El Bimbo Briko reste cloué au sol car son parapente s'est toute emmêlée et il devra attendre une bonne demi-heure de plus avant de s'élancer dans les airs.