Flying day for tomato (130 patates)

Publié le par Ju

 

Vendredi 10h, enfin libre et le ciel qui m’appelle. J’embauche ma colloc Anne pour me faire la navette et feu sur Gresse en Vercors, très champêtre en cette saison. On se pose au déco dans l’herbe grasse et loin du bruit de la grande ville, que c’est bon !

Ya d’autre people qui se sont mis un peu au dessus et qui ont l’air bien motivé. J’voudrait pas raté le train alors j’ouvre la voile puis décolle dans la foulée alors que des voiles sont déjà passées au dessus. Ya du sud et du bon thermique et tout de suite ça sent bon la grosse journée, c’est pas le jour à poser comme une bouse à la première transition.

Bien haut comme il faut je tape direct sur le col de l’Arzelier et là j’ai failli faire flamby : baston dans des bulles les pieds dans les câbles de télésiège et plusieurs voiles qui me passent au dessus, arghh, c’est pas possible me dis je en moi-même!

Et non, finalement ça ressort au bout de 20 minutes et quand je passe au dessus des crêtes, bababa, montage vers les nuages à 2800 avec le sud qui pousse un peu.

A cette sauce, le Vercors c’est cadeau et je finis par rattraper les voiles qui m’avaient mis la misère au col de l’Arzelier. On transite ensemble au dessus de Grenoble et grâce au ptit vent de cul qui va bien on arrive directement au dessus du St Eynard où ya bizarrement pas grand monde.

Double coup pendant cette transition, vitesse sol aux alentours de 55km/h et passage au dessus du boulot, normal !

Sur le St Eynard, c’est pas fantastique, on sent bien que faut pas trop passer sous la crête alors avec mes 3 compères, que je salut ici et qui appartiennent au club Taillevent, on marsouine en ne perdant pas trop de temps. Clairement dans ces conditions le groupe est plus efficace et l’émulation nous pousse de l’avant (qu’est ce que c’est beau la poésie!).

Décidé à ne pas perdre de temps à la Dent de Crolle, je m’applique au dessus du bec chaipaquoi et laisse filer mes camarades de jeu. Nan nan nan, c’est juste une feinte car je les double par au dessus un peu plus loin, niark niark mais ils reviennent bien et finalement je les retrouverais au Granier. La Charteuse a mis sa robe de printemps et le privilège de la survoler est d’autant plus plaisant.

Ayant perdu les Taillevent partis dans une transition vers les Bauges, qui leur sera volatilement fatale (ça veut rien dire, normal), je tombe sur Steph dans le tuyau et Marco qui arrivent de St Hilaire et qui veulent tout comme moi passer dans Belledonne. C’est en ordre dispersé que l’on traverse le Grésivaudan pour rejoindre le St Genix où j’arrive en dessous, uhm ça sent un peu le roussi, tourne et vire et puis ça ressort et en forçant un peu je me retrouve sur le Crêt du Poulet avec Steph alors que Marco est parti faire de l’autostop dans Fond de France (bon courage l’ami).

Et là, tintintin, le Tof en freefly depuis Chamrousse nous rend visite. C’est donc avec Steph et Tof que l’on va à la station des 7 Laux, Steph rentre de là à St Hil et le Tof à Uriage. Les conditions sont généreuses dans Belledonne, je rencontre pas mal de voiles parties de Chamrousse. Le Grand Colon est un morceau de choix entre la tentation d’aller s’y poser et celle d’enrouler ce thermique à +4 sans la moindre turbulence. A Chamrousse je choisi le mauvais nuage et passe sans m’y arrêter, tout est calme, la chaleur m’enveloppe et les derniers thermiques se font tout doux, trop peut être. Je saute d’arbre en arbre pour découvrir cet endroit jamais visité, hop je saute au dessus de Vizille, la brise et là et c’est tout en douceur que je pose dans le lit d’une rivière ou quelques nudiste se promènent en tenue d’Adan, alors j’ai l’air un peu con avec ma GoreTex…

 

 

Flying pure life

 

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Publié dans flambyteam

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