Carnage ds le vallon du soreiller

Publié le par El Gromain della Dibona

Gros we alpi avec Ju et son pote Sylvain, plus habitué aux dalles et aux gratons en 6a/b qu'aux renfougnes en IV+ et qui aime bien se griller une petite clope avant d'attaquer une voie, Mickael un gars bien sympa de Briançon qui barde en montagne et Ségolène, encadrante au GUCEM, la touche féminine du we dégottée par Ju pendant la semaine...
Au programme du we: Arêtes du Soreiller et Dibona...tin tin tin tin tintin tin tintin

Départ samedi matin à la fraiche, dans la mégane de Miss Ex-Ju et nous voilà parti pour le vallon du Soreiller en écoutant un bon vieux CD de la ruda.. Arrivée au pied du vallon où l'on retrouve Mickael et on se partage les 4 tonnes de bouffe que j'ai acheté, de l'indispensable léger et nourissant (750g de confiture, 1k600 de pates fraiches, crème de marron, 6 boites de paté, 3 gros pain bio carrouf...pour 5 ça devrait aller..). Je cache la confiture ds mon sac pour éviter de me faire insulter..
On part chargé comme des anes, pressé d'arriver au refuge du Soreiller (1200m de déniv tout de même). Le sentier suit le fond du vallon, flirte avec un torrent colereux et après 1h de marche, la Dibona nous apparait soudain, plantée majestueusement, dressée vers le ciel... ça va barder grave.


Marche d'approche, dans le fond la Dibona et les arêtes du Soreiller sur sa gauche

Petite bouffe au refuge qui a eu la bonne idée de se construire au pied de la Dibona, regard rapide sur le topo pour faire un choix entre les différentes voies possibles de la face sud, Mickael et Ségolène qui ont déjà plusieurs fois essuyé leurs chaussons dans cette face feront la Madier et nous partons pour faire la voie classique (Boelh modifiée), peu équippée mais pas trop dure techniquement. 3 longueurs en commun pour les deux cordées avec un passage marrant dans un trou où le sac doit etre pendu sous les pieds :



Et puis nos deux amis font flamby et trouvent pas la Madier... On grimpera quasi ensemble toute la fin de la voie.
Quelques longueurs permettent à Ju de poser pour la première fois des friends, on se fait plaisir sur un rocher de bonne qualité et avec une belle ambiance à la clé. Quelques nuages commencent à s'accrocher au pic  mais nous sortons au sommet avant les premières gouttes de pluie.


Ju au sommet, ça sent la pluie...

Et en effet, après un rappel et une traversée sur rocher humide, nous prenons une petite averse sur la gueule pour fêter notre retour ... les chaussures font plof plof, les habits sont trempés mais la journée est bien validée.. un peu de luge dans la neige humide et nous rejoignons le refuge.

 

Levé bien avant les autres, je me régale des belles lumières matinales alors que ça grimpe déjà dans la Dibona (comprends pas, c’est tout à l’ombre). Le ptit dèj est à la hauteur du repas de la veille : consistant.

Hop, autour du réchaud nous nous décidons pour la traversée des aiguilles occidentale et centrale du Soreiller. Une Gaston à coup sûr.

Le refuge est quasi vide quand nous le laissons à notre tour pour rejoindre le soleil et l’arête SW de l’aiguille Occidentale. L’approche s’avère confort et finalement Gromain passe dans la cordée de Michael et Ségolène. Une fois de plus le rocher est un régale tout comme le fait de mettre les grosses dans les fissures et sur les reglettes graniotiques. Soleil, rocher et grand Oisans sont le menu de cette jolie ascenscion.

La speedy team posé sur l'aiguille occidentale du Soreiller

 

Michael mène bon train la cordée avec Ségolène et Gamin, ce qui leur permet de faire bronzette en nous attendant au sommet.

Ca repart dans la descente qui nous amène au col Dalloz d’où l’on aperçoit le couloir nord où il règne une ambiance très sauvage. On est toujours aussi nul en desescalade, mais on finit par arriver au col.

Le meilleur est à venir, bon rocher, bien effilé, passage en face nord avec les doigts dans la neige et bon dièdre bien redressé pour finir au sommet de la centrale.

 

Sylvain s'envole dans la centrale et la Dibona fait la belle.

 

La fatigue est là et je ne me bats pas pour aller décoincer la corde au premier rappel, Michael s’en occupe très efficacement. Après c’est de la désescalade encore mais bien pentue où tu fais pas vraiment le mariole et puis enfin la neige. Alors là c’est aqualand, virages entre les rochers, Gamin la tête en avant et Sylvain qui fait un hold up avec son pantalon de k-way. Une demi heure plus tard on est au refuge.
Sechage, rangeage, descendage et rentrage.

 

Tout le monde s’est bien gavé, merci le Soreiller, on reviendra..


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Publié dans flambyteam

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