Un bon gros But pour TomatoJu et Gromain

Publié le par Groju

Tout est possible. Oui tout est possible, les conditions semblent excellentes dans les Ecrins et les différents agendas et peut être aussi le destin, si j’ose m’exprimer ainsi , rassemblent le Groju et le Gromain pour de nouvelles aventures. C’est un peu comme Gérard Lambert finalement, taintaintain.

Parking de la Bérarde, tout va bien, on monte léger à Temple-Ecrins pour enchaîner le lendemain sur la traversée des Ecrins par la face Sud (ouahou !!). Pendant la montée, on se dit : « c’est quand même mieux de jour, sans la bouffe, sans duvet, sans neige et sans Johanie ce chemin ! ».  

 


Samedi aprèm: le Gromain essuie ses Crispies (et le tigre est en toi!) dans l'herbe oisane et derrière la face sud des Ecrins qui fera moins la maline demain.

Et c’est donc dans une ambiance très Gaston que l’on arrive au refuge qui est pour l’occasion blindé (c’est une image les filles).

Après s’être pété le bide avec un lapin aux morilles avant de partir de Grenoble, on enchaîne sur un Tajine à volonté servi ce soir là au refuge, miam miam.

Attention tout va s’enchaîner !

On va voir le gardien et là on apprend qu’on sera les seuls pour cette course et que les 62 autres personnes vont au Coolidge (on fait bien les malins devant tout le monde) et donc qu’on sera les seuls à se lever à 2 du mat (là c’est moins drôle).

Croyant à la blague, je repose la question, quelle heure demain matin ? Et là, la même réponse ! Banzai Gamin faut aller se coucher cash.

Quelques minutes de vrai sommeil plus tard, le réveil sonne et pan le ptit dèj .

Vric vrac, nous voilà sur le chemin avec les frontales qui butent sur le brouillard.

Enquillage jusqu'au glacier, un léger doute et le regel est bien là.

Les étoiles s'effacent peu à peu alors que chacun de nous vit au rythme de la corde. On tourne le pied du Fifre et le froid nous accueille au Col des Avalanches alors que les Rouies déclare le lever du soleil.

Quelques hésitations et un onglet plus tard, on enquille le rocher, la promenade est finie, ca va envoyer du gros!

Les crampons ne servent à rien sur le rocher, je le sais et pourtant... "RELAIS". Nous nous installons dans notre rythme d'escargot habituel. Alors, il est temps pour Gromain de prendre son destin en main, le moment est historique! Les Friends sont ses amis (facile) et un petit viandage dans l'itinéraire lui permet de goûter à la dèsescalade en rocher insalubre. Puis c'est à son tour de lâcher  "RELAIS". On finit par se retrouver sur des vires caillouteuses, et là, enchaînement de minibut, mais ou c'est qu'il est ce cable et cette veine de quartz?? Comme on y croit à mort, on va voir au dessus, à droite, en dessous, on fait deux longueurs bonus, Gamin fait le ménage en envoyant quelques machines à laver (c'est une image Doroth) sur le glacier.

C'est marrant, on est au même endroit qu'il y a trois heures, mais oui vous le savez et nous aussi, FLAMBYYYYYY!!

Le but est déclaré, il est 11h30, nous sommes à 3650m, et une  nouvelle journée commence. On est quand même pas à plaindre, devant nous une cordée en finit de la Bonati au Coolidge, le couloir Dérobé est  à découvert et le Pic sans Nom impose sa face Nord, c'est énorme.

Dimanche midi: la face sud des Ecrins continue de faire la maline mais plus nous.

Après trois rappels  bien négocié, on est content de rejoindre le glacier sans avoir pris de caillasse sur le coin de la gueule.

Luge session et on attaque le chemin dans l'autre sens, on ne s'arrête pas au refuge pour pas prendre la honte :-) et flip flap, 16h le parking. Au loin la Meije vient de voir passer le Grojean à son sommet.

Un Flamby sans bavure, comme on aimerait finalement en faire plus souvent.

Publicité

Publié dans flambyteam

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
fallait bien équilibrer avec le week end précéden!!
Répondre