abruti mais pas flamby

Publié le par Dujardin

Parti pour profiter de ce que la météo voudrait bien donner, on n’a pas été déçu…

   

  

 

A première vue, c’est plutôt engageant alors on s’engage dans La pisse Lazuli, un nom de voie  incompris mais bon. 9 longueurs sur un rocher pas pire avec une fin qui s’énerve un peu en 6a avec du tir clou. Le tout, le long d’une cascade qui ajoute à l’ambiance ouatée du ciel.

Au second relais, ça commence à vraiment s’humidifier, deux longueurs c’est déjà ça se dit on un peu déçu  que la pluie se soit levé si tôt ce matin. Gilles enquille la troisième longueur en traversée sous des surplombs donc à peu près sèche et qui nous ramène sur l’axe de la ligne de rappel.

 

 Ahh, c’est quand même dommage, on continu ou pas ? Grimper en chaussons sous la pluie, ça sert à rien de toute manière ! Ouais, allez, on se casse, on rentre à la maison. Ou sinon, on fait encore une longueur ? Ouais mais non. Bon, c’est comme tu veux, on se casse ou on essaye ? Ben on peut essayer. Bon allez, on essaye…

  

 

Et vas y qu’on grimpe sous la flotte, sans trop chercher à comprendre. Au fur et à mesure des longueurs, la couche d’eau qui ruisselle sur les dalles s’épaissie et les vêtement se gorge lentement et sûrement du liquide venu des cieux. La montagne est sombre et austère autour de nous, c’est booooo. Quand à nous, la situation complètement abrutie nous apporte une certaine satisfaction, on jubile intérieurement de ce mauvais coup.

  

 

Après quelques départ en aqua planing dans les pas d’adhérence, nous arrivons au pied des deux dernières longueurs qui proposent le crux de la journée. Ca se redresse au dela de la verticale ce qui permet un rocher presque sec ou pas. Après une tentative de passage en libre, mes bras m’abandonnent et moi j’abandonne mon éthique, ça tombe bien j’en ai pas :+))

Mais même en tirant sur les clous, ça ne suffit pas, je repense alors à la pédale Fab’s technique et rejoins le relais sans demander mon reste.  

  

 Juste au dessus de nous, un très joli plateau herbeux mais comment en redescendre ???? On décide donc de plonger dans les rappels.

Alors là, c’est fini du relatif confort, le descendeur essore la corde et un flot continu glisse le long du corps, ambiance canyoning, ye baby.

Second rappel, je me retrouve dans le flou artistique, impossible de mettre la main sur le relais suivant, je monte, je descends, je remonte… et les souvenirs douloureux se mêlent à la pluie. Je pars sur le côté, un peu plus, encore un peu mais rien, je suis assez loin de l’axe du rappel mais en commençant à retraverser, mon pied zip sur le rocher trempé et l’élasticité de la corde fait le reste, le pendule s’accélère et c’est comme dans un dessin animé que je retrouve le rocher, aaaaaaaaahhh BAM ! Et oui , comme souvent, c’est la montagne qui fait la maline.

  

Quelques litres d’eau dans les vêtements plus tard, on retrouve le sol et les chaussures pas vraiment sèches. Ouais ouais.

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Publié dans flambyteam

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